Elections du 28 mars au Conseil d’état genevois. Faisons le choix de la rectitude.

par Bruno Buchs, 09.03.2021

Le 28 mars, les citoyennes et citoyens genevois choisiront leur conseiller d’état pour remplacer le démissionnaire Maudet, présumé innocent suite à l’appel contre sa condamnation, autoproclamé «conseiller d’état indépendant», certes grand orateur, mais aussi prestidigitateur qui se propose de régler les problèmes de sa clientèle, non de tous !, par ses interventions, depuis sa permanence (sa tour de contrôle). Et honte aux menteurs qui parlent d’écrans de fumée et de mirages !

Mais il y a aussi la vertextrémiste Fischer, synonyme de la confiscation des libertés individuelles pour satisfaire ses ambitions dogmatiques, d’augmentation des taxes, d’une dette étatique abyssale, du banissement des voitures et de l’exode des entreprises.

Ou encore la présidente du PDC Bachmann qui sort miraculeusement du chapeau de son parti, sans ambition aucune de gagner l’élection mais profitant de la situation pour se mettre sous le feu des projecteurs. Bien vu, cela n’engage à rien et, in fine, c’est une campagne de promotion pas trop chère.

Et se présente le CN Nidegger, UDC, qui se bat pour ramener le Conseil d’état de la République et canton de Genève sur le chemin de la rectitude, du développement responsable et respectueux de l’environnement, du bien être, du bien vivre et de la sécurité de la population, des libertés et d’une gestion parcimonieuse des deniers publiques.

Barrons la route aux extrémistes, aux opportunistes et à ceux qui nous ridiculisent dans toute la Suisse.

Faites votre choix, la décision appartient au peuple.

Vous aurez compris quel choix vous est suggéré.

Die Kehrtwendungen des Herrn BR Ignazio Cassis

von Bruno Buchs, 29.10.2020
(In Anlehnung an den Artikel in französischer Sprache von Frank A. Leutenegger (swissguns.ch) vom 28.10.2020)

Ignazio Cassis, geboren am 13. April 1961 in Sessa, TI, ist Mitglied der Freisinnig-Demokratischen Partei FDP «Die Liberalen»

Seit dem 1. November 2017 ist er Bundesrat.
Cassis wurde mit 125 Stimmen gewählt, gerade einmal mit zwei Stimmen mehr als die Hälfte der National- und Ständeräte der Vereinigten Bundesversammlung. Er lag vor den beiden anderen FDP Kandidaten, dem französisch-schweizerischen Doppelbürger Pierre Maudet aus Genf und der Waadtländerin Isabelle Moret.

Ignazio Cassis versteht es, Verzicht zu üben, wenn es die Lage erfordert: Als er gewählt wurde, verzichtete er auf die italienische Staatsbürgerschaft um Interessenkonflikte auszuschliessen.

Überzeugt von der Bedeutung eines liberalen Waffenrechts hatte er sich kurz vor der Wahl PROTELL angeschlossen und, wie es scheint, die parlamentarische Gruppe für ein freiheitliches Waffenrecht mit seiner aufrechten Geisteshaltung beeindruckt.
Der Verzicht liess aber nicht auf sich warten: Wenige Tage nach seiner Wahl kündigte Ignazio Cassis seinen Rücktritt von PROTELL an. Er begründete diesen Schritt mit der laufenden öffentlichen Diskussion. Auch sah er eine Instrumentalisierung seines Beitritts.
Gewisse Stimmen meinten dann aber, er habe ein Rückgrat wie ein Zahnstocher, sei wie eine Fahne im Wind und habe sich mit dem Beitritt zu PROTELL nur bei der SVP anbiedern wollen.

Item, gestehen wir ihm zu, dass ihn diese opportunistische Kehrtwendung nicht mehr in ein schiefes Licht rückte als die Spenden der Bundesräte Simonetta Sommaruga und Alain Berset an die nebs (neue europäische bewegung schweiz), die uns in die EU manövrieren möchte.

Ignazio Cassis, heute Vorsteher des Eidgenössischen Departements für auswärtige Angelegenheiten EDA, weiss, wie man mit den europäischen Institutionen spricht: hart, hart und nochmals hart.

Aber eben doch nicht zu hart.

Zum Rahmenabkommens, das Brüssel uns aufzwingen will, scheint er im Einvernehmen mit der EU zu stehen, wird aber wohl Frau von der Leyen (Präsidentin der Europäischen Kommission) zu verstehen gegeben haben, dass Sie noch ein wenig Geduld haben müsse; die Schweizer seien eben mental noch nicht bereit, den Brocken zu schlucken. Aber am Ende werde man dem Volk das Rahmenabkommen mit der Abtretung legislativer und judikativer Hoheitsrechte durch die Schweiz an die EU, auf dem Weg zum EU Beitritt, schon noch unterzujubeln wissen.

Vergessen wir nicht, dass Ignazio Cassis freisinnig ist, d.h. wie seine politischen Glaubensgenossen stets und ohne états d’âme bereit, Grundsätze über Bord zu werfen um der globalisierten Wirtschaft zu dienen. Ein Beispiel aus seinem Gefolge ist der Urner Ständerat Josef Dittli. Er blieb zwar Co-Präsident der parlamentarischen Gruppe für ein freiheitliches Waffenrecht aber war dann doch der Meinung, dass die Positionen von PROTELL zu weit gingen.

Nun, Herr Bundesrat Ignazio Cassis, alle freiheitsliebenden Schweizerinnen und Schweizer, mithin auch alle Waffenliebhaber, wissen, dass Sie nicht ihr Freund sind und dass Sie, wenn die Interessen der multinationalen Konzerne es erfordern, bereit sind, die Unabhängigkeit der Schweiz, die Sie bei ihrem Eintritt in die Landesregierung zu wahren geschworen hatten, zu verscherbeln.

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1 Das Gelübde lautet «Ich gelobe, die Verfassung und die Gesetze zu beachten und die Pflichten meines Amtes gewissenhaft zu erfüllen.»

Art. 2.1 der BV : Die Schweizerische Eidgenossenschaft schützt die Freiheit und die Rechte des Volkes und wahrt die Unabhängigkeit und die Sicherheit des Landes.

Retour sur une carrière : Ignazio Cassis

par Frank A. Leutenegger (swissguns.ch), 28.10.2020

Ignazio Cassis, né le 13 avril 1961 à Sessa au Tessin, est  membre du parti libéral-radical (PLR). Depuis le 1er novembre 2017, il est conseiller fédéral. Cassis a été élu avec 125 voix, à peine 2 de plus que la majorité Il devançait 2 autres radicaux, le franco-genevois Pierre Maudet et la Vaudoise Isabelle Moret.

Ignazio Cassis sait renoncer aux choses importantes, quand il le faut: lors de son élection il avait renoncé à sa nationalité italienne, pour éviter tout conflit d’intérêts. Par ailleurs, convaincu de l’importance d’un droit libéral sur les armes, il avait adhéré à PROTELL, peu de temps avant l’élection et avait, semble-t-il, impressionné l’intergroupe parlementaire pour un droit libéral sur les armes par sa fermeté.

Mais, quelques jours après son élection, Ignazio Cassis annonçait qu’il renonçait à sa participation à PROTELL, incompatible avec ses fonctions. Un souci qui l’honore, quand on sait que deux autres conseillers fédéraux, Simonetta Sommaruga et Alain Berset, n’ont toujours pas renoncé à faire partie du “nomes” le mouvement qui voudrait nous forcer à entrer dans l’Union européenne.

Ignazio Cassis, devenu chef du Département fédéral des affaires étrangères, sait comment parler aux instances européennes: de la fermeté, encore de la fermeté… mais pas trop.

Devant le problème de l’accord-cadre que Bruxelles veut nous imposer, il se déclare tout à fait au diapason avec l’UE, mais, vous comprenez, les Suisses ne sont peut-être pas encore prêts. Alors Madame von der Leyen (présidente de la Commission européenne) un peu de patience, s’il vous plait. On finira par la leur refiler, cette entrée dans l’UE, ou mieux encore, une soumission sans participation.

Il faut s’en souvenir: Ignazio Cassis est un PLR, c’est-à-dire comme ses coreligionnaires en politique, prêt à tous les retournements, pour satisfaire l’économie mondialisée. Un exemple dans son entourage, celui du conseiller aux Etats uranais Josef Dittli. Lui est resté co-président de l’intergroupe parlementaire pour un droit libéral sur les armes, tout en estimant que les positions de PROTELL allaient désormais trop loin.

Alors, Ignazio Cassis, tous les amateurs d’armes de ce pays… non, plus simplement, tous les Suisses épris de liberté savent que vous n’êtes pas leur ami et que, si les intérêts des multinationales l’exigent, vous êtes prêt à vendre cette liberté que vous avez juré de défendre, en entrant au gouvernement.